Bûche de Noël familiale

Calendrier de l’Avent, jour 22 : Bûche de Noël familiale 🎁

La période des Fêtes de fin d’année est, pour la majorité des pays chrétiens, l’occasion de nombreuses traditions. Celles-ci, plus ou moins anciennes, prennent généralement racine dans l’histoire du pays. Des principales traditions séculaires, plusieurs sont en lien avec la cuisine. C’est donc dire que l’origine des traditions culinaires de Noël se perd souvent dans la nuit des temps ! Pourtant, l’une de celles-ci se démarque des autres puisqu’elle est beaucoup plus récente. En effet, la bûche de Noël comme pâtisserie phare du temps des Fêtes n’est pas si vieille. D’un autre côté, un aspect moins connu de cette tradition remonte à une époque beaucoup plus ancienne.

Origines de la bûche comme tradition

Chez les peuples germains de l’Antiquité

En fait, la majorité des peuples germains de l’Antiquité avaient intégré l’utilisation symbolique de la bûche pour fêter le solstice d’hiver. Rappelons que le solstice d’hiver représente, pour les peuples du nord de l’Europe, la journée (autour du 21 décembre) où la durée du jour est la plus courte de l’année. Pour avoir une idée générale de ce que cela veut dire, plaçons-nous à Oslo (Norvège). Le 21 décembre 2020, la durée du jour est de 5 heures et 5 minutes. Pour fins de comparaison, le même jour à Québec a une durée de 8 heures et 32 minutes. C’est donc dire que l’étape du solstice d’hiver en est une importante puisqu’elle marque un changement très attendu. Le dicton ne dit-il pas : « À Noël, les jours rallongent au pas de l’hirondelle, aux Rois au pas de l’oie » ?

Avant l’instauration du christianisme, les peuples germains (les plus connus sont les Francs et les Vikings, mais ils sont très nombreux au nord et au centre de l’Europe), tout comme les Celtes et les Gaulois avaient, lors du solstice d’hiver une de leurs principales fêtes solaires. En fait, partout les religions antiques d’Europe avaient des rites qui célébraient le passage des jours courts au temps de l’année où les jours allongent. Plus ces peuples étaient au nord, donc là où l’hiver la nuit est longue, plus ces fêtes étaient importantes et faisaient appel aux feux. Au feu de la Saint-Jean-Baptiste (le 24 juin) était opposé le feu de Saint-Jean l’évangéliste (le 27 décembre). C’est donc dire que le solstice est une fête solaire associée au feu. Et c’est là que la tradition de la bûche de Noël prend sa source.

La bûche : tradition différente, signification identique

Selon les peuples, la tradition était différente, mais avait la même signification : « chasser la nuit pour qu’arrive le jour », mais aussi brûler ce qui a été mauvais dans l’année pour permettre de meilleures choses pour l’année qui commence. Chez tous ces peuples, une constante peut être isolée, soit de brûler une grosse souche ou une grosse bûche d’un arbre fruitier (cerisier, noyer, châtaignier, chêne), sélectionnée pour pouvoir brûler longtemps. Une fois la souche trouvée, elle était coupée au lever du soleil, puis préparée pour être brûlée en y mettant des rubans et des feuillages. Ensuite, la tradition change selon les peuples.

Dans certains pays francophones christianisés, certains choisissaient une bûche assez grosse pour se consumer lentement du 24 décembre au 1er janvier ; d’autres attendaient la nuit du 31 décembre, lors du réveillon qui suivait la messe de minuit afin de mettre dans les cendres de l’année précédente, une nouvelle bûche destinée à brûler jusqu’au lever du jour. La façon dont se comportait l’incinération devenait alors présage pour l’année à venir : l’ardeur des flammes, leur couleur étaient un bon ou un mauvais présage. Les cendres de ce feu sacré étaient aussi l’objet d’un rituel sacré : mélangées au vin, au sel ou au miel, elles servaient de porte-bonheur ; pouvaient être utilisées lors des orages pour s’en protéger ; mêlées à la terre, elles apportaient de meilleures récoltes.

Origines de la délicieuse bûche de Noël

Pour ce qui est de la pâtisserie, l’origine remonterait aux années 1830, chez un chocolatier de Paris ou chez un pâtissier lyonnais. De là (disons la France), elle se répandra rapidement dans la majorité des pays francophones pour devenir tradition des Fêtes. Disons que pour les francophones, la bûche de Noël est le pendant du Plum Pudding (Christmas Pudding) britannique. Si tous font la pâtisserie avec une génoise à la vanille roulée, chaque pays a sa tradition à propos de son parfum. En France, généralement, la bûche de Noël est traditionnellement avec une crème de marrons. En Belgique, c’est plutôt une crème au chocolat qui est la base du glaçage et de la garniture.

Au Québec, la tradition de cette pâtisserie est rapidement établie à partir de la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Elle est alors plus chocolatée qu’autrement. Avec les années, mais surtout à partir des années 1960, avec l’arrivée des grandes chaînes d’épicerie et du prêt-à-manger, arrive la bûche à la crème glacée. Dans les années 1980, la bûche de Noël, confectionnée par les pâtissiers, devient profusion de saveur : café, chocolat blanc, framboises, amandes, etc.

Une tradition bien familiale 

Nous vous présentons maintenant, avec nos moyens du bord, une recette filmée d’une traditionnelle bûche de Noël, cuisinée dans la famille depuis plusieurs générations. Chez moi, cette bûche se faisait en équipe, les deux parents mettant la main à la pâte.

 

Recette de la bûche de Noël au café et chocolat

Pour faire cette recette, vous aurez besoin d’un malaxeur, d’une plaque à biscuits de 10 pouces X 15 pouces X 1 pouce, de papier parchemin. La recette comporte 3 parties : génoise, crème au café, crème au chocolat au beurre. Vous devriez avoir dans votre cuisine tous les ingrédients, mais aurez besoin de 8 œufs (dont 5 que les jaunes), et de beurre ramolli.

 

Bûche au café et au chocolat :

3 gros œufs                                                   1 tasse de farine tout usage non blanchie, tamisée

1 tasse de sucre                                            1 c. à thé de poudre à pâte

5 c. à table d’eau                                           ¼ c. à thé de sel

1 c. à thé de vanille

Sucre à glacer

1 recette de crème au café

1 recette de crème au beurre au chocolat

 

Chauffez le four à 375 F. Prenez une plaque à biscuits de 15 pouces X 10 pouces (au moins 1 pouce de haut). Doublez la tôle à biscuit de papier fort (papier parchemin ou ciré) graissé (beurré).

Dans un bol, battez les œufs (malaxeur à grande vitesse) 5 minutes, ou jusqu’à ce que le mélange soit lisse et mousseux. Ajoutez le sucre petit à petit en battant bien entre chaque addition. Ajoutez l’eau et la vanille en battant constamment.

Dans le même bol, tamisez la farine avec la poudre à pâte et le sel en mélangeant sans arrêt jusqu’à ce que la pâte soit lisse. Versez la pâte dans la tôle à biscuits et l’étendre uniformément.

Cuisez au milieu du four 12 à 15 minutes, ou jusqu’à ce qu’une légère pression du pouce au centre du gâteau ne laisse aucune empreinte. Tamisez généreusement du sucre en poudre sur le dessus du gâteau et retournez le gâteau sur une serviette de cuisine en le démoulant. Roulez-le sans serrer avec la serviette en commençant par un des côtés de 10 pouces. Laissez-le refroidir sur une clayette.

Mettez de côté ¼ de tasse de crème au café. Déroulez délicatement le gâteau et recouvrez-le de ce qu’il reste de crème au café. Roulez-le de nouveau. Coupez une tranche à chaque bout, en diagonale, pour donner au gâteau l’apparence d’une bûche. Mettez-la dans une assiette de service.

Glacez les deux extrémités et les bouts coupés pour faire des nœuds avec le ¼ de mélange de crème à café mis de côté. Avec les dents d’une fourchette, faites des marques en spirale dans la glace au café.

Glacez le reste de la bûche avec la glace au chocolat au beurre peu de temps avant de servir.

 

Glace au café

1/3 tasse d’eau                                               1 tasse de beure température pièce (ramolli)

½ tasse de sucre                                              1 c. à table de café expresso très serré froid

5 jaunes d’œufs                                               ¼ c. à thé de vanille

 

Dans une petite casserole, mélangez l’eau et le sucre. Toujours en brassant, chauffez jusqu’à ce que le sucre soit dissout. Faites chauffer le mélange jusqu’à son ébullition. Laissez bouillir jusqu’à 238 degrés sans brasser.

Dans un petit bol, battez les jaunes jusqu’à ce qu’ils soient épais et d’un beau jaune citron. En battant constamment, ajoutez petit à petit le sirop. Continuez de battre jusqu’à ce que le sirop soit froid. Ajoutez le beurre, en petits morceaux en battant entre chaque ajout. Toujours en battant, ajoutez le café expresso froid. Ajoutez la vanille. Si le mélange est trop mou, le réfrigérer quelques minutes afin qu’il fige. Utiliser pour glacer le gâteau.

 

Glace au chocolat au beurre

2 tasses de sucre en poudre tamisé                  ¼ tasse de beurre température pièce (ramolli)

2 c. à table de crème                                       1 c. à thé de vanille

2 onces de chocolat non sucré fondu

Travaillez bien ensemble le sucre et le beurre. Ajoutez la crème et mêlez-la bien. Incorporez la vanille et le chocolat fondu (mais froid). Utilisez-la pour glacer la bûche comme indiqué.

Bon appétit !


Demain, nous vous offrirons un nouveau cadeau. Restez à l’affût !

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